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Cargos et paquebots

Caen-Ouistreham et Cherbourg, deux topographies très différentes

Remorquage
Passage du port de Pegasus, Caen-Ouistreham Voir la carte
Alors qu'à Caen les remorqueurs servent principalement des cargos, à Cherbourg, ce sont les ferries qui les sollicitent le plus fréquemment. Les paquebots comptent parmi les navires les plus équipés et n'ont besoin des remorqueurs que dans des situations exceptionnelles.
Les manœuvres à Caen et à Cherbourg sont très différentes. À Caen, les remorqueurs interviennent souvent à deux afin de permettre une précision de manœuvre des cargos en escale dans un port canal étroit qui oblige le cargo à passer l'écluse puis un ou deux ponts. Jusqu'en 2010, les pilotes du port de Caen opéraient une manœuvre d'évitage inventée in situ, et qui permettait d'exploiter un espace du port qui a priori n'était pas dévolu à cette fonction. Le remorqueur de l'avant devait créer un point fixe en s'échouant le nez dans les roseaux !


Les pilotes qui ont dû apprendre cette manœuvre très spécifique ont été particulièrement étonnés de l'audace des pilotes ayant osé l'inventer :

M. Moncagny de Saint-Aignan, pilote de la station de Caen, aujourd'hui président de la Fédération Française des Pilotes Maritimes, évoque cette « Lemeuriserie »


Depuis 2010, Caen-Ouistreham dispose de deux zones d'évitage qui permettent une manœuvre plus classique, mais qui reste cependant délicate car les navires évoluent au sein d'une zone très restreinte.

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La nouvelle zone d'évitage a été creusée par une drague aspiratrice (d'un armement belge) baptisée Ouistreham car ce port fut son premier chantier.
À Cherbourg où l'espace autour et sous les navires n'est pas un problème, les manœuvres se font en dynamique » : le remorqueur et le cargo ou le ferry continuent à avancer pendant la manœuvre.



Cécile Corre, capitaine du Chambon Sirocco